Vous connaissez ce sentiment ?
Après une relation fusionnelle où vous vous êtes oublié(e), vous vous jurez « Plus jamais ! » et vous vous lancez dans une période d’indépendance farouche, rejetant toute forme d’attachement.
Ou bien, après des années à économiser chaque centime par peur du manque, vous vous mettez soudainement à dépenser sans compter, comme pour rattraper le temps perdu.
Ce mouvement de balancier, d’un extrême à l’autre, n’est pas un signe d’instabilité.
C’est l’un des schémas répétitifs les plus courants.
C’est une tentative de guérison maladroite de votre inconscient.
Le mécanisme du balancier : une réaction, pas une solution
Imaginez que vous vous êtes brûlé la main sur une plaque chaude (la blessure originelle).
Votre réflexe est de retirer votre main violemment et de la plonger dans l’eau glacée.
- La plaque chaude représente la souffrance initiale (ex: une relation où vous avez souffert de dépendance affective).
- L’eau glacée représente la stratégie de surcompensation (ex: devenir farouchement indépendant et rejeter toute intimité).
En apparence, vous avez résolu le problème : vous n’avez plus mal à cause du chaud.
Mais maintenant, vous avez mal à cause du froid.
Vous avez simplement remplacé une souffrance par une autre. Vous n’avez pas guéri la brûlure.
En psychologie, c’est exactement la même chose.
Votre inconscient, pour vous protéger de la douleur d’une blessure (abandon, rejet, trahison…), vous pousse vers son extrême opposé, pensant résoudre le problème.
- Blessure d’abandon → Vous devenez hyper-indépendant(e) et fuyez l’engagement.
- Blessure d’injustice → Vous devenez un justicier obsessionnel, incapable de tolérer la moindre erreur.
- Blessure d’humiliation → Vous cherchez à tout contrôler et à atteindre une perfection tyrannique.
Ce balancier est épuisant, car il ne vous mène jamais à l’équilibre : le point zéro, le centre du balancier où se trouve la paix.
L’exemple concret en amour : de la fusion à la fuite
Prenons le cas le plus fréquent : les relations amoureuses.
Phase 1 : La dépendance (la plaque chaude)
Vous rencontrez quelqu’un et, pour ne pas être abandonné(e), vous vous sur-adaptez.
Vous faites passer les besoins de l’autre avant les vôtres, vous vous oubliez, vous devenez « fusionnel ».
Inévitablement, la relation devient étouffante et se termine, réactivant violemment votre blessure d’abandon.
La douleur est immense.
Phase 2 : La contre-dépendance (l’eau glacée)
Votre inconscient enregistre : « L’attachement = Souffrance ».
Pour vous protéger, il met en place la stratégie inverse.
Vous vous jurez d’être indépendant(e).
Vous fuyez les relations sérieuses, vous gardez vos distances, vous sabotez toute tentative d’intimité.
Vous êtes en sécurité, mais vous êtes seul(e).
La douleur du manque et de la solitude s’installe.
Vous n’avez pas guéri.
Vous avez simplement échangé la douleur de la fusion contre celle de la solitude.
Le programme de la blessure d’abandon tourne toujours en arrière-plan.
Comment arrêter le balancier et revenir au centre ?
Le balancier est le symptôme d’une blessure profonde qui demande à être entendue, pas contrôlée.
La solution n’est pas de « trouver un juste milieu » par la volonté.
C’est impossible tant que la blessure originelle est active.
Tenter de le faire, c’est comme essayer d’arrêter un pendule de 100kg avec les mains : vous allez vous épuiser.
La seule véritable solution est de guérir la brûlure initiale.
Il faut retourner, via un dialogue sécurisé avec votre inconscient (comme le permet la méthode TAEV©), au moment précis où la blessure a été créée. (Souvent là où on ne la cherche plus !)
Il faut comprendre précisément pourquoi l’attachement est devenu synonyme de danger, et reprogrammer cette croyance.
Ce n’est qu’en apaisant la douleur à sa source que le balancier perdra de son amplitude.
Il ralentira naturellement, jusqu’à s’immobiliser au point d’équilibre : un état où vous pouvez être en relation sans vous perdre, et être indépendant(e) sans vous isoler.
Prêt(e) à trouver le point d’équilibre ?
Le mouvement de balancier est épuisant.
Il vous donne l’illusion d’avancer, alors qu’en réalité, vous ne faites que remplacer une souffrance par une autre.
La véritable liberté n’est pas dans l’extrême, mais dans l’équilibre.
Deux chemins pour commencer :
Option 1 : agir maintenant.
Réservez une séance pour arrêter le balancier !
Si vous êtes fatigué(e) de ce mouvement perpétuel entre deux extrêmes et que vous voulez enfin vous immobiliser dans l’équilibre, le moment est venu de guérir la blessure originelle.
Une séance ciblée vous permet de désactiver le programme qui vous pousse aux extrêmes en guérissant la cause, et non en luttant contre ses conséquences.
FAQ – Vos questions sur les schémas répétitifs
Voir la FAQ
Dans la grande majorité des cas, oui. Le balancier est une réaction de surcompensation. Cette réaction est mise en place par l’inconscient pour éviter de revivre la douleur d’une blessure originelle (rejet, abandon, injustice, trahison, humiliation). Par exemple, une personne qui a souffert d’abandon dans l’enfance va basculer entre l’hyper-dépendance (pour ne pas être seule) et l’hyper-indépendance (pour ne plus avoir besoin de personne). Le balancier est le symptôme que la blessure n’est pas guérie.
Malheureusement, non. Tenter d’arrêter le balancier par la volonté, c’est comme essayer de retenir un pendule énorme en mouvement avec la force de vos bras : vous allez vous épuiser et il repartira de plus belle. Le balancier est un programme inconscient. La seule façon de l’arrêter est de retourner à la source de la blessure qui l’alimente et de la guérir. C’est notamment ce que propose la Méthode Chrystel Rieder© Une fois la blessure apaisée, le programme s’éteint et le balancier s’arrête naturellement.
Non, il s’applique à tous les domaines de la vie. On le retrouve souvent dans la relation à l’argent (alternance entre avarice et dépenses compulsives), au travail (alternance entre surmenage et procrastination totale), ou même à la nourriture (alternance entre régime strict et excès). Dès qu’il y a une alternance entre deux extrêmes, c’est le signe qu’un programme inconscient est actif et qu’il vous empêche de trouver la juste mesure.
Pour aller plus loin…
Le balancier est une manifestation de vos schémas.
Pour continuer votre exploration :
Ce mécanisme est une des manifestations les plus visibles des programmations inconscientes.
Pour une vue d’ensemble de l’approche qui permet de les déceler, lisez mon guide complet.
Lisez l’article : La Méthode Chrystel Rieder© : libérez-vous de vos programmations inconscientes →
Le triangle dramatique : Le balancier est souvent lié aux rôles que vous jouez dans vos relations. Découvrez un autre schéma relationnel puissant.
Lisez l’article : Sortir du triangle dramatique : êtes-vous la victime, le bourreau ou le sauveur ? →
L’origine de vos blocages : Découvrez comment des événements d’enfance anodins peuvent créer les programmes qui vous poussent aux extrêmes.
Lisez l’article : 5 histoires courtes pour comprendre l’origine de vos blocages →
La Mémoire Inconsciente : Un exemple concret de la manière dont un souvenir d’enfance peut créer un programme qui vous sabote.
Lisez l’article : La mémoire inconsciente : l’exemple du dessin d’enfant qui change une vie →
À propos de l’auteure
Thérapeute, formatrice, auteure et conférencière, Chrystel Rieder est reconnue pour sa perspicacité, sa logique et la profondeur de ses analyses.
Elle a dédié sa carrière de plus de 15 ans à un objectif clair : donner à chacun les clés pour se libérer durablement des schémas répétitifs et des blessures invisibles.
Son approche, la Méthode Chrystel Rieder©, est réputée pour sa capacité à aller droit à la source des problèmes en dialoguant directement avec l’inconscient.
Elle intègre ses techniques phares :
– La TAEV (Technique de l’Âge, de l’Émotion et du Vécu©), pour reprogrammer la base de données émotionnelle.
– La TMA (Technique de Matérialisations selon les Âges©), pour décoder la logique des chiffres qui pilotent notre vie.
En plus des séances privées, ses livres et ateliers sont des outils supplémentaires pour guider chacun sur le chemin de sa propre maîtrise.
Ce que ses clients disent souvent : « En une séance avec Chrystel, j’ai compris et débloqué ce que je n’avais pas réussi à toucher en des années de thérapie. »

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